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La distance n’est pas un vide à combler, mais la condition même de notre perception. Depuis que les espaces physique et numérique coexistent et s’interpénètrent, notre présence se déploie simultanément dans des lieux multiples où la distance se recompose ou se décompose.
Les sculptures, peintures et photographies réunies dans cette exposition font apparaître le corps humain moins comme un sujet que comme un instrument de mesure où les frontières se redéfinissent continuellement selon l’aplatissement ou la profondeur des éléments mis en relation.

Pour cette exposition, je transforme mes photographies de voyage en traces imaginaires : cartes postales jamais envoyées, timbres jamais émis, affiches d’agences fictives, planches d’archives inventées.